Alors que la récolte se poursuit, l’embellie sur le marché du sucre devrait permettre de rémunérer la betterave de la campagne 2023-2024 autour de 55 €/t, a annoncé la CGB (betteraviers, FNSEA) lors de sa conférence de presse annuelle le 28 novembre. «C’est une bonne nouvelle car nos coûts de production ont très fortement augmenté ces dernières années», a souligné Franck Sander, président du syndicat des betteraviers. Et d’ajouter qu’à moins de «35€ par tonne, la betterave n’est plus rentable, alors qu’il y a quatre ans le point d’équilibre était à 25 € par tonne». Prudente, la CGB appelle toutefois l’ensemble des acteurs européens du sucre à «maîtriser les surfaces» en 2024. «Si l’UE augmente ses surfaces de 5 à 10%, elle pourrait redevenir excédentaire avec pour conséquence de faire converger le prix européen du sucre vers le prix mondial», prévient la CGB. Par ailleurs, la CGB anticipe des importations de sucre ukrainien qui pourraient dépasser 700 000 tonnes, «avec le risque de casser la dynamique du marché de l’UE, et de brider le potentiel de production, notamment en France», prévient le syndicat des betteraviers. C’est pourquoi il demande «fermement» que ces tonnes soient réexportées vers d’autres marchés.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Irrigation : un scénario de l’Inrae explore l’agroécologie « marquetée » dans les Hautes-Pyrénées
Le projet de recherche TAI-OC, cofinancé par l’Inrae, a élaboré un scénario prospectif, avec les acteurs d’un territoire…
Des AOP laitières autorisées à adapter l’alimentation des animaux
Le gouvernement a autorisé un assouplissement temporaire des règles de production des fromages AOP abondance, beaufort et…
Budget 2027 : Lecornu liste plusieurs mesures en faveur de l’agriculture
Dans une lettre ouverte aux agriculteurs publiée le 15 août, le Premier ministre Sébastien Lecornu évoque plusieurs…