Alors que l’accord d’Istanbul relatif aux exportations de céréales ukrainiennes en mer Noire, conclu le 22 juillet dans le contexte de la guerre en Ukraine, expire le 18 mars (après avoir été reconduit une première fois mi-novembre pour 120 jours, NDLR), le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres a souligné lors d'une visite à Kiev (Ukraine) le 8 mars, «l'importance capitale de le prolonger et de créer les conditions permettant d'utiliser au mieux les infrastructures d'exportation». En facilitant l'exportation de 23 Mt de céréales ukrainiennes «l'accord a contribué à faire baisser le coût mondial des denrées alimentaires et a apporté une aide cruciale aux populations qui paient également un lourd tribut à cette guerre, en particulier dans les pays en développement», a-t-il souligné. M. Guterres a également rappelé que les céréales et engrais ukrainiens, mais aussi russes, étaient «essentiels pour la sécurité alimentaire mondiale et les prix des denrées alimentaires», sur fond d'inflation généralisée dans de nombreux pays du monde. La veille, l'Ukraine avait réclamé des efforts internationaux pour maintenir ouvertes les voies maritimes en mer Noire utilisées pour le transport de ses céréales. De son côté, la Russie se plaint toujours que le second accord relatif à l'exportation des engrais russes, conclu également le 22 juillet, ne soit pas encore totalement respecté.
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