Un rapport parlementaire du député Nicolas Sansu (PCF, Cher) préconise la création d’un nouveau fonds indépendant d’indemnisation des victimes du chlordécone en Guadeloupe et Martinique, rapporte l’AFP le 29 mai. Selon le député, «le dispositif actuel d'indemnisation s'avère totalement inopérant»: 66 victimes du chlordécone seraient actuellement indemnisées par le FIVP, pour un montant global annuel de 197 000 € (3000 € par personne et par an). Calqué sur le modèle de celui existant pour l’amiante, le nouveau fonds serait financé par l’augmentation de la taxe sur les produits phytosanitaires (existante pour le FIVP actuel), mais aussi par une contribution spécifique des grands cultivateurs de bananes en Antilles. L'élu préconise également l’élargissement du périmètre des victimes indemnisées aux «personnes malades qui ont été exposées au chlordécone en dehors d'un cadre professionnel», via la création d’un statut spécifique de «victime environnementale». Il souhaite enfin allonger les délais de prescription pénale à l'avantage des victimes. Dans le même temps, Nicolas Sansu devrait soumettre le 12 juin une proposition de résolution devant l'Assemblée nationale pour la création d'un Observatoire antillais de la santé environnementale.
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