Grâce un nouveau type de modélisation, des chercheurs du CNRS estiment dans un article publié début octobre dans la revue Earth System Dynamics, que le réchauffement en France pourrait se situer entre 3,8°C et 7°C en 2100 par rapport à la moyenne observée entre 1900 et 1930, contre 4°C dans les scénarios les plus pessimistes présentés jusqu'ici par Météo France. Des températures qui auront des effets «très forts sur les écosystèmes et les cultures», prévient Julien Boé, l’un des auteurs de l’article. «L’un de points clés sera comment maintenir les ressources en eau et comment les utiliser», prévoit le chercheur. Ces chiffres, détaillent les scientifiques, ont été obtenus en affinant les modèles climatiques validés par le Giec grâce à des données locales. Aujourd’hui déjà, le réchauffement atteint 1,6°C dans l’hexagone, «bien au-dessus de la hausse moyenne de températures à l’échelle globale», que le Giec évalue à 1,2 °C, rappelle le CNRS.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Biogaz : la France devient première productrice européenne
La France a augmenté de 13 % ses capacités de production de gaz renouvelable l’an dernier, se hissant sur la première…
Fiscalité : Lecamp et Potier lancent une mission parlementaire sur la fiscalité agricole
Dans des décrets parus au Journal officiel le 10 avril, le député socialiste Dominique Potier et son homologue du…
Pesticides : la liste des usages prioritaires publiée au Journal officiel
Le ministère de l’Agriculture a publié le 11 avril au Journal officiel une liste de plus de 120 usages de…