Le Conseil national des appellations d’origine laitières (Cnaol) «défend une adaptation des mesures de contrôle en fonction des situations», indique-t-il dans un communiqué le 27 avril. Depuis plusieurs mois, les organismes de défense et de gestion (ODG) travaillent sur la révision des plans de contrôle associés aux cahiers des charges pour «renforcer l’efficacité des contrôles officiels». Leur organisation représentative, le Cnaol, considère que la situation des «AOP isolées, réalisant de faibles volumes et avec de nombreux fermiers», doit être prise en compte. Le coût des contrôles est particulièrement lourd pour les petits transformateurs de ces filières, et notamment pour beaucoup de producteurs de fromages de chèvre AOP. «Les coûts de contrôle explosent. Il faut trouver des solutions pour ne pas mettre en difficulté ces AOP tout en répondant aux exigences de contrôle», explique le président du Cnaol, Hubert Dubien. Pour conjuguer «renforcement des contrôles» et «cohérence économique», le Cnaol envisage «des contrôles peut-être plus fréquents, mais plus ciblés». Le conseil travaille sur ce sujet avec les organismes de contrôle externes et l’Inao (institut national de l'origine et la qualité). Plus de 9000 contrôles internes et externes sont réalisés chaque année chez les opérateurs des produits laitiers AOP.
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