Avec la fermeture du détroit d’Ormuz à la suite de l’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran, le trafic maritime mondial se retrouve perturbé, avec des conséquences pour l’agriculture. Le pétrole, mais aussi le commerce de grains et d’engrais, sont ainsi touchés par le conflit. « Environ 33 % des engrais mondiaux, y compris le soufre et l’ammoniac, transitent par le détroit d’Ormuz », rapporte à l’AFP le cabinet d’analyse Kpler. Par ailleurs, « le Moyen-Orient est une région structurellement dépendante des importations alimentaires », soulignent les analystes de XP Investments à l’agence de presse. L’Iran importe par exemple massivement du maïs brésilien. De leur côté, les Émirats arabes unis ont acheté pour 1,5 Md$ de production agricole auprès des États-Unis, d’après l’USDA. « Une grande partie » de ces importations transite par le détroit d’Ormuz « ou à proximité », selon les experts de XP Investments. Enfin, rappelons que diverses matières premières agricoles (blé, maïs, colza, etc.) sont utilisées pour la production de biocarburants. Ainsi, les variations des cours du baril de pétrole peuvent directement affecter ceux des grains. Lundi 2 mars vers 12h00, sur Euronext, les prix de la graine de colza grimpaient de 5 à 9 €/t selon les échéances, suivant la hausse de l’or noir, affecté par le conflit en cours.
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