Annoncée durant le congrès de la FNSEA, sa volonté de revenir sur la procédure d'interdiction de l'herbicide S-métolachlore a suscité de vives critiques (voir ci-dessous): le ministre de l'Agriculture persiste dans une tribune publiée le 1er avril sur son compte Twitter, assumant son choix au nom de la «souveraineté alimentaire». Dans son texte, Marc Fesneau assure que l'expertise ou le rôle de l'Anses «n'ont jamais été remis en cause» et justifie sa position par «la synchronisation et la cohérence nécessaires» avec le calendrier européen, sans se prononcer sur les risques sanitaires liés à cet herbicide. Utilisé surtout sur maïs et sur colza, ce produit verra son autorisation de mise sur le marché (AMM) dans l’UE expirer le 31 juillet. Sur la base de l’avis de l’Efsa rendu le 28 février, la Commission européenne ne devrait pas proposer sa ré-autorisation. Dans une lettre à l'Anses qu'il a également rendue publique sur Twitter, le ministre explique qu'une décision d'interdiction de la Commission européenne pourrait ne pas intervenir avant novembre 2024, soit «jusqu'à deux ans après la fin de l'utilisation au niveau français», jugeant un tel décalage «peu compréhensible».
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