La filière canards a fait des propositions pour réduire le coût de la seconde campagne de vaccination contre l’influenza aviaire, qui démarrera en octobre, avec l’objectif d’un «maintien à 85% de l’accompagnement de l’État». Des pistes partagées par le Cicar (canards à rôtir) et le Cifog (canards gras), a appris Agra Presse. En cours d’expérimentation, la vaccination au couvoir (possible avec le vaccin de Ceva) permettrait de réduire les coûts de main-d’œuvre et les frais logistiques: livraison directement au couvoir, sur prescription vétérinaire, sans passer par le laboratoire. Concernant l’acte de vaccination, le Cicar souhaite revenir à un marché concurrentiel», constatant que «la mise en place d’un forfait par l’État sur l’une des interventions avait totalement dérégulé (et augmenté) le coût de ces prestations». Autre levier: la surveillance – presque la moitié du coût total estimé à 100 M€ en première année. «Les prix de la surveillance active (prélèvements de routine, NDLR) sont beaucoup trop élevés par rapport au type d’analyses effectuées», affirme-t-on au Cicar. Les prélèvements sont analysés par des laboratoires «reconnus», et non «agréés», avec un coût qui «varie du double au triple». Enfin, le Cifog, plaide pour une réduction du nombre d’analyses. Des arbitrages ministériels sont attendus à la mi-juin.
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