Dans un communiqué du 3 février, trois associations d'organisations de producteurs (AOP) de l'Ouest – Cerafel (fruits et légumes), AOP Porc Grand Ouest et Poplait – appellent les pouvoirs publics à leur «donner les moyens effectifs (…) d’agir pour garantir la solidité et la durabilité de la production agricole». Dans sa proposition de déclinaison de la future Pac, le plan stratégique national (PSN), la France prévoit de flécher 0,5% du premier pilier vers les programmes opérationnels. Or, comme le rappellent les trois associations, l'UE «offrait la possibilité aux États membres d’allouer 3% de l’enveloppe des aides directes» à ces aides à l'investissement réservées à la production organisée. Et de déplorer un «décalage entre l’ambition politique affirmée de structuration des filières et la réalité juridique». «Les interprofessions souhaitent s’imposer en France comme l’unique échelon de stratégie et d’action pour les productions agricoles», estiment les trois AOP. Cité dans le communiqué, le président de Cerafel, Marc Kerangueven, juge au contraire que «les OPs et AOPs sont le meilleur mode d’organisation pour répondre aux préoccupations des consommateurs et aux nouveaux défis agricoles, tout en assurant une plus juste rémunération des producteurs».
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