«Nous sommes inquiets par le conseil d’orientation [pour la protection des cultures] parce qu’il vient percuter les projets de décisions» sur les phytosanitaires, a déclaré le directeur général de l’Anses, Benoît Vallet, en conférence de presse le 24 février au Salon de l’agriculture. Annoncé le 30 novembre par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, les contours de ce conseil d’orientation sont précisés dans l’article 2 de la PPL sur les Entraves, adoptée au Sénat et qui doit bientôt être discutée à l’Assemblée, et dans un projet de décret dévoilé par le média Contexte (voir par ailleurs). Benoît Vallet estime que le dispositif envisagé «tend à passer au deuxième plan les priorités de danger sanitaire et environnemental», pour privilégier à la place les enjeux économiques. Le «souhait» de l'exécutif via ce conseil, c’est «que l’Anses présente ses projets de décision, et que le conseil d’orientation puisse, au regard des enjeux économiques des filières, prioriser les décisions que l’Anses pourrait prendre», dénonce-t-il. En plus de cette «fragilisation du système de sécurité sanitaire», l’Anses dénonce une «problématique déontologique» vu la présence de metteurs en marché de phytosanitaires dans la composition du conseil d’orientation.
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