L’interprofession porcine adoptera et présentera en détail les cinq axes de sa stratégie RSO (responsabilité sociétale des organisations) lors de son assemblée générale, le 12 juin à Angers, a annoncé son président Philippe Bizien le 1er février. Le but? «Donner une vision et des perspectives», notamment pour encourager les reprises d’élevage, a indiqué cet éleveur du Finistère, alors que «34% des élevages sont détenus par des agriculteurs de plus de 55 ans». Les cinq axes portent sur le renouvellement des générations; la «garantie d’une offre suffisante de porc français rentable et équitable»; la «protection de l’environnement»; la «garantie de la sécurité sanitaire»; et le «renforcement du bien-être animal». Pour l’heure, un seul objectif chiffré a été dévoilé: «le maintien de 100% d’autosuffisance en 2035» pour la viande de porc. En 2023, ce taux était de 101,8%, et la production française a reculé de 4,6% sur un an (en nombre de têtes). Inaporc demande aux pouvoirs publics de «faciliter les reprises ainsi que les agrandissements des élevages, indispensables pour faire face aux investissements nécessaires pour répondre aux attentes sociétales». Installer des cases maternité liberté dans tous les élevages coûterait ainsi près de 2 Md€, a illustré la directrice d’Inaporc Anne Richard.
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