Dans le cadre de son «plan de filière» présenté le 18 juin, l’interprofession des œufs (CNPO) demande à l’État un accompagnement financier pour «développer la prévention» contre les salmonelles, «en particulier en permettant le déploiement de la vaccination». «Nous sommes parvenus à un plancher de 2,5% [d’élevages touchés chaque année], mais nous n’arrivons pas à aller plus bas», a expliqué son président Yves-Marie Beaudet en conférence de presse. Cet éleveur des Côtes-d’Armor note que «les pays européens qui vaccinent arrivent à 1%» (Allemagne, Italie, Pologne). «On ne comprend pas la réticence de l’État français, alors que la vaccination peut être cofinancée par l’Europe», déplore-t-il. L’interprofession évalue le coût des vaccins vivants, autorisés début 2023, à 25 centimes d’euros par poule. La France comptait presque 53 millions de poules pondeuses en 2022, selon Eurostat. «Moins de salmonelles, c’est plus d’œufs produits et moins de dépenses publiques pour indemniser les éleveurs touchés», fait aussi valoir Loïc Coulombel, vice-président du CNPO. L’interprofession a mis en place en 1999 une charte sanitaire afin de lutter contre ces bactéries qui peuvent provoquer diarrhées et fièvres typhoïdes.
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