Le tribunal administratif de Toulouse a mis un coup d'arrêt le 27 février à l'imposant chantier de l'A69 en annulant l'arrêté préfectoral qui l'autorisait, une première pour une infrastructure routière de cette envergure en France. L'État va faire appel de la suspension des travaux, qu'engendre automatiquement la décision de justice, a annoncé le ministère des Transports. La situation est «ubuesque: un chantier avancé aux deux tiers est arrêté du jour au lendemain», a commenté le ministre des Transports Philippe Tabarot dans un autre communiqué. Cette route a été «déclarée d'utilité publique en 2018 et bénéficie d'un large soutien local de la part des élus, des habitants et des acteurs économiques», a affirmé le ministère. «Cela soulève de nombreuses interrogations sur le bon déroulement des grands projets d'infrastructure en France», d’après Philippe Tabarot. «Les procédures sont telles qu'aujourd'hui, un projet ayant obtenu toutes les autorisations nécessaires et même démarré les travaux, peut se retrouver remis en question à tout moment. Ce n'est pas acceptable», a-t-il poursuivi. Le gouvernement proposera «des mesures de simplification pour éviter que de telles situations ne se reproduisent». Atosca, constructeur de l'A69, affirmait avoir déjà «concrétisé plus de 300 M€, soit 65% du budget total du chantier».
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