Après plusieurs années de négociations et une prorogation du texte, faute de mieux, le Parlement européen et le Conseil de l’UE sont finalement parvenus, le 1er décembre, à un compromis concernant la révision du Système de préférences généralisées. Sujet majeur des préoccupations agricoles, le texte final prévoit bien un mécanisme de sauvegarde automatique spécifique pour les importations de riz dans l’UE. Concrètement, en cas d'augmentation significative de ces importations vers l'UE par rapport aux niveaux historiques, ces importations seront soumises à des droits de douane NPF (nation la plus favorisée) pendant une période déterminée afin d'éviter de graves perturbations sur le marché du riz de l'UE. Mais, selon les organisations et coopératives agricoles de l'UE (Copa-Cogeca), le seuil d’activation (estimé à 562 000 tonnes) a été calculé en utilisant les niveaux d’importation historiquement élevés actuels comme référence, rendant le mécanisme inopérant malgré l’automaticité. Le Parlement et le Conseil de l’UE doivent, à présent, tous deux donner leur feu vert définitif à cet accord provisoire avant qu'il puisse être formellement adopté. La législation s’appliquera à compter du 1er janvier 2027.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Irrigation : un scénario de l’Inrae explore l’agroécologie « marquetée » dans les Hautes-Pyrénées
Le projet de recherche TAI-OC, cofinancé par l’Inrae, a élaboré un scénario prospectif, avec les acteurs d’un territoire…
Des AOP laitières autorisées à adapter l’alimentation des animaux
Le gouvernement a autorisé un assouplissement temporaire des règles de production des fromages AOP abondance, beaufort et…
Budget 2027 : Lecornu liste plusieurs mesures en faveur de l’agriculture
Dans une lettre ouverte aux agriculteurs publiée le 15 août, le Premier ministre Sébastien Lecornu évoque plusieurs…