Lors de son assemblée générale le 7 novembre, placée sous le signe des élections européennes de juin 2024, l’UFS (semenciers) a plaidé pour la sécurisation des moyens de production, en particulier les phytos et l’eau. «Rien ne sert d’innover si on ne peut pas produire» des semences, a résumé son président Didier Nury, notant que «les moyens de production s’amenuisent petit à petit». En particulier, les semenciers sont vent debout contre le dispositif des zones sensibles inclus dans le projet de règlement européen Sur, dans lesquelles aucun pesticide ne serait autorisé. «Sans protection des cultures, c’est un impact très clair de 15% sur la production de semences [dans ces zones], voire jusqu’à 80% dans certaines régions», avance l’administrateur de l’UFS Rémi Bastien (Limagrain). «Mettant en avant son caractère «éminemment stratégique pour la souveraineté alimentaire», la filière souhaite aussi un traitement différencié pour l’accès à l’eau. Deux orientations que Marc Fesneau a soutenues. Concernant les phytos, le ministre de l’Agriculture a estimé que la création de zones sensibles n’était «pas raisonnable». Et sur l’eau, «il faut que l’on mène un travail territoire par territoire pour que, dans la hiérarchie des usages, on identifie les semences comme un besoin premier», a plaidé le locataire de la Rue de Varenne.
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