Lors d’une réunion avec le préfet de l’Orne lundi 12 janvier regroupant environ 200 participants, « on a pu sentir les éleveurs inquiets et en colère » devant les récents cas de tuberculose bovine dans le département, indique Guillaume Larchevêque, président de la chambre d’agriculture, à Agra Presse le 14 janvier. Dans les quatre élevages foyers, 1 300 bovins en tout pourraient être abattus dans le cas où tous les éleveurs choisiraient l’abattage total. « Le sujet est ultra-sensible, et il y a une confusion avec l’abattage total qui est appliqué pour la DNC » (dermatose nodulaire contagieuse), note l’élu consulaire. Contrairement à la DNC, un abattage sélectif est possible en cas d’infection par la tuberculose bovine, sous certaines conditions, récemment assouplies. Une procédure qui implique de lourdes contraintes pendant plusieurs mois pour les élevages concernés. Un « collectif tuberculose » s’est monté en Orne et a appelé à la mobilisation le 12 janvier à Athis-Val-de-Rouvre, commune où sont situés les foyers. Finalement, la manifestation n’a pas eu lieu, mais certains de ses membres étaient présents à la réunion avec le préfet, selon M. Larchevêque. Le président de la chambre appelle les éleveurs à respecter l’obligation de prophylaxie (surveillance), en vigueur dans une partie de l’Orne, du Calvados et de la Manche.
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