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Viande in vitro: après les LR, au tour du RN de déposer une proposition de loi pour l'interdire

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Après les députés Les Républicains (LR) début décembre, c'est au tour de leurs collègues Rassemblement national (RN) de déposer une proposition de loi visant à interdire «la production, l’importation, l’exportation, la commercialisation ou la mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux d’aliments et de viandes dits de synthèse», à l’instar de la loi adoptée en Italie mi-novembre. L'interdiction est assortie d'une sanction de 20 000 euros, ou de 10 % du chiffre d’affaires annuel total, en cas de manquement. Les auteurs mettent en avant le «principe de précaution», un risque de «monopole» de «multinationales privées», une «rupture avec la nature et avec nos traditions agroalimentaires», et le risque économique et social pour la filière viande. Aucune demande de mise sur le marché de viande in vitro n’a pour le moment été déposée dans l’UE. Toutefois, la loi «Climat et résilience» de 2021 interdit déjà les produits issus de l’agriculture cellulaire en restauration collective. Et fin janvier, l’Autriche, la France et l’Italie ont demandé à la Commission européenne de présenter une étude sur la viande artificielle avant toute autorisation de vente et de consommation dans l’UE. La viande in vitro est réglementée par la législation sur les nouveaux aliments imposant une procédure d’évaluation des risques par l’Autorité européenne des aliments (Efsa). Après des atermoiements au printemps 2023 du côté de la FNSEA, l'ensemble des syndicats agricoles sont désormais opposés à la viande in-vitro.