La menace brandie mi-mars par Donald Trump de tarifs douaniers de 200% sur les alcools européens si l'UE ne renonçait pas à taxer le bourbon américain, a eu un «effet immédiat: ça a stoppé une grande partie des expéditions», décrit Gabriel Picard, président de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS). «Les importateurs américains, dans l'incertitude, ont stoppé leurs retiraisons (expéditions, NDLR), y compris certains conteneurs quasiment en train d'être chargés sur le bateau. Cela touche l'ensemble des régions, petites exploitations, sociétés de négoce...» «Arrêtez tout envoi de vins européens», a «fortement conseillé» l'Alliance américaine pour le commerce du vin (USWTA) dans un courrier à ses adhérents. «Le risque de taxation est trop fort», souligne l'organisation professionnelle. Alors que la Commission européenne a repoussé à la mi-avril l'application de ses contre-mesures douanières, le monde du vin en France s'active donc de nouveau, à Paris et Bruxelles, pour tenter de sortir de ce mauvais pas. «Notre demande, claire depuis longtemps, est que ni le bourbon, ni les spiritueux ni les vins américains ne soient dans» la liste de rétorsions, explique M. Picard.
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