Dans un communiqué du 30 juin, la FNSEA, ses associations spécialisées animales (1) et les JA demandent à l’État de revenir sur sa « décision […] de restriction de l’action des louvetiers » sur les tirs de défense contre le loup. Selon les syndicats, la préfète coordinatrice du Plan loup a envoyé une instruction aux préfets afin de « restreindre l’envoi de la louveterie aux seules exploitations ayant subi au moins deux prédations dans les quatre derniers mois ». « Restreindre la capacité d’intervention des louvetiers, c’est priver les éleveurs de moyens de se défendre », considère la FNSEA, car « 75 % des tirs en direction d’un loup étaient mis en œuvre par la louveterie » en février 2024, selon « les services de l’État ». Du côté de la FNO (ovins), on déplore que « l’État envoie des signaux contradictoires », alors que le statut de protection du prédateur vient d’être abaissé dans la Convention de Berne et dans l’UE.
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L’explication de cette restriction ? Un rythme de prélèvement particulièrement rapide cette année, dans un contexte de hausse des dégâts dus aux loups : « À la mi-juin, 67 loups avaient déjà été décomptés du plafond, la crainte est qu’on arrive trop vite au plafond de 192 loups » (19 % de l’effectif), ce qui interdirait tout tir supplémentaire, explique la FNO à Agra Presse. Les syndicats majoritaires demandent au contraire le relèvement du plafond annuel de deux points (à 21 %) ; une disposition possible s’il est atteint en cours de campagne, mais encore jamais utilisée. En 2024, malgré la stabilité de la population estimée, les attaques de loups ont augmenté de 4,2 % (4 176 constats), pour 11 224 victimes (+ 5,7 %), dont de plus en plus de bovins. Les dégâts augmentent en particulier sur le front de colonisation, et cette dynamique s’est poursuivie dans les premiers mois 2025, selon la FNO.