Spiritueux: Campari cède trois marques de rhum et le cognac Bisquit & Dubouché
Le groupe italien Campari a annoncé le 29 juillet être entré en négociations exclusives avec un acteur industriel français pour lui céder les marques martiniquaises de rhum Trois Rivières, La Mauny et Duquesne. Le groupe a également signé une promesse de vente portant sur le cognac Bisquit & Dubouché et la tequila Cabo Wabo, a annoncé la direction de Campari lors de la présentation de ses résultats du premier semestre. La vente de ces cinq marques devrait rapporter à Campari un total d’environ 30 millions d’euros. Le groupe italien avait acheté les marques de rhum en 2019 pour le double, soit 60 millions d’euros. Ces opérations s’inscrivent dans la stratégie de Campari visant à se concentrer davantage sur ses marques prioritaires comme Aperol, Campari, le Grand Marnier, le cognac Courvoisier, la tequila Espolon ou la vodka Skyy. Le groupe avait déjà cédé en 2025 les apéritifs Cinzano et les digestifs italiens Averna et Zedda Piras, pour environ 100 millions d’euros. «Par le passé, nous avions besoin de ces marques pour ouvrir de nouveaux marchés, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui», a expliqué le directeur général de Campari, Simon Hunt. «Par exemple, le portefeuille de rhums agricoles a été acquis pour soutenir la mise sur le marché en France». Après s’être séparé d’environ 4% de son portefeuille, le groupe de spiritueux devrait mettre un terme à cette série de cessions fin 2026, a indiqué Simon Hunt.
Spiritueux: Campari enregistre des résultats meilleurs qu'annoncés au 1er semestre
Ce 29 juillet, Campari a trinqué à des résultats meilleurs qu’annoncés au premier semestre, récoltant les premiers fruits d’une offensive dans les apéritifs Aperol ou Campari, ainsi que de bonnes ventes de tequila et de cognac. Le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de 1,51 milliard d’euros (-1% après la vente de plusieurs marques et en raison du taux de change du dollar, mais +2,7% hors ces éléments). Le bénéfice net publié a en revanche chuté de 37,7%, à 129 millions d’euros, notamment pénalisé par 82 millions d’euros de dépréciations liées aux actifs destinés à être cédés. Mais le bénéfice net ajusté a augmenté de 4,7% sur un an, à 226 millions d’euros, contre 216 millions prévus selon le consensus des analystes de FactSet. Le moteur principal de la croissance demeure le portefeuille d’apéritifs. Aperol représente désormais 29% des ventes du groupe (438 millions d’euros de chiffre d’affaires, +2,3% sur un an), avec une grosse offensive marketing aux Etats-Unis et une multiplication des formats de spritz déjà mélangés, en canette, en bouteille ou à la pression. Le groupe a confirmé son objectif d’une croissance organique des ventes d’environ 3% en 2026 et a relevé sa prévision de marge opérationnelle grâce à un impact moins négatif qu’attendu des droits de douane américains. Leur effet est désormais estimé à environ 20 millions d’euros sur l’année, contre 30 millions auparavant.
Boissons : Coca-Cola bondit au T2 , notamment grâce au Mondial, et relève ses prévisions
Le géant américain des boissons Coca-Cola a vu son bénéfice net bondir au deuxième trimestre, porté par une hausse des volumes de ventes liée entre autres à la Coupe du monde de football, et a relevé ses prévisions de résultats pour l’année 2026. Le bénéfice net a bondi de 16 % par rapport au deuxième trimestre 2025, s’établissant à 4,42 milliards de dollars (Md$). Rapporté par action et hors éléments exceptionnels – valeur de référence pour les marchés –, il ressort à 1,03 dollar. Quant au chiffre d’affaires, il progresse de 7 %, à 13,38 Md$. La campagne de publicité mondiale menée par le géant d’Atlanta (Géorgie) à l’occasion du Mondial de football, organisé du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Mexique et au Canada, « a contribué à une partie de la croissance de 5 % du volume pour Coca-Cola et de 8 % du volume pour Powerade au cours du trimestre », a précisé l’entreprise dans un communiqué. Le groupe table désormais sur une croissance d’environ 5 % du chiffre d’affaires, contre 4 à 5 % auparavant, et une hausse de 9 à 10 % du bénéfice par action, contre 8 à 9 % auparavant. L’action prenait 3,57 % peu avant 12h GMT, dans les échanges précédant l’ouverture de Wall Street.
Snacking : Mondelez fait mieux qu'attendu au 2T et relève sa prévision annuelle
Le groupe agroalimentaire américain Mondelez a enregistré au deuxième trimestre des résultats meilleurs qu’attendu par le marché et a relevé sa prévision de croissance annuelle, encouragé notamment par un redressement aux Etats-Unis. Le chiffre d’affaires ressort en hausse de 4,1% sur un an, à 9,3 milliards de dollars, d’après un communiqué, contre 9,2 milliards projetés par les analystes, selon un consensus établi par FactSet. Le groupe de Chicago a notamment profité d’une accélération en Amérique du Nord (+3%), après une période morose, marquée par quatre trimestres de baisse des revenus en 2025 et une modeste progression de 0,5% sur les trois premiers mois de 2026. Mondelez a gagné des parts de marché dans toutes les catégories de produits durant le deuxième trimestre dans cette région. Le patron du groupe a attribué cette dynamique à une politique de promotions ciblée ainsi qu’à des innovations produits. La marque de biscuits apéritifs Ritz a ainsi lancé des déclinaisons avec de la sauce tomate pimentée ou recouverte de caramel. Sur le plan géographique toujours, l’Amérique latine et les marchés émergents ont continué de tirer le chiffre d’affaires, tandis que l’Europe a, elle, flanché (-1%) à causes des canicules, après avoir connu une longue période de croissance solide. L’entreprise a relevé sa prévision de chiffre d’affaires total et table désormais sur une croissance d’«au moins 2%», contre une évolution comprise entre stabilité et hausse de 2% jusqu’ici.
Protéines issues de fermentation de gaz : l'usine chinoise Calysseo à l'arrêt (presse)
Gérée par une joint-venture entre les américains de Calysta et les ex-français d'Adisseo (groupe ChemChina), l'usine chinoise de production de protéines par fermentation de gaz Calysseo, la plus importante au monde, est à l'arrêt et cherche de nouveaux partenaires financiers, selon un article du média spécialisé AgFunder paru le 28 juillet. Dans un formulaire publié à la Bourse de Shanghai, Adisseo indique qu'elle ne renouvellera pas le soutien financier qu'elle avait alloué l'an passé à la joint-venture, mais qu'elle continue de « chercher des solutions » pour reprendre l'activité. « En raison de la complexité et de l’incertitude inhérentes à la R&D en biotechnologie, aggravées par des difficultés plus importantes que prévu lors de la phase de montée en puissance de la production, Calysseo Chongqing est actuellement confrontée à une grave pénurie de fonds de roulement », retrace l'entreprise chinoise. « Elle a besoin de toute urgence d’un soutien financier substantiel et durable pour mener à bien ses mises à niveau techniques, ce qui lui permettrait de reprendre et de poursuivre sa production. De plus, sa viabilité économique est confrontée à des défis importants sur le marché des protéines de substitution pour l’alimentation animale. » Cette usine d'une capacité de 20 000 tonnes fournit des protéines à destination de l'aquaculture et du pet-food (lire notre enquête).
Lait : Danone surmonte l'inflation, la crise du lait infantile et la concurrence sur les protéines
Le géant français de l’agroalimentaire Danone a définitivement tourné, au deuxième trimestre, la page des rappels de lait infantile, grâce au dynamisme de ses ventes, malgré l’inflation et un décollage qui prend du temps aux États-Unis. Fort de sa stratégie de recentrage sur ses activités les plus lucratives, avec un bénéfice en hausse de 13 % au premier semestre, à 1,18 milliard d’euros (Md€), le groupe poursuit ses acquisitions tous azimuts dans les produits axés sur la santé et les protéines, qui ont inondé le monde. Au deuxième trimestre, ses ventes ont augmenté de 4,4 %, à 7,21 Md€, compensant la baisse de 2 % du premier trimestre due aux effets de change et aux rappels de lait infantile en Europe, selon un communiqué du groupe publié le 29 juillet. Danone a observé une croissance de ses ventes dans toutes ses catégories de produits, avec une augmentation des volumes (1,9 %) mais aussi des prix (2,3 %), « encore une fois grâce aux yaourts riches en protéines et à la nutrition médicale », ainsi qu’à la « très forte performance » des eaux Evian et Volvic, a expliqué son directeur financier Juergen Esser. Sur le semestre, le chiffre d’affaires progresse de 1,4 %, à 13,93 Md€, supérieur aux prévisions des analystes interrogés par Bloomberg et Factset. Aux États-Unis, le groupe affronte une concurrence accrue, notamment dans les produits renforcés en protéines.
À nos abonnés: possible ralentissement des parutions en période estivale
En raison du ralentissement de l'actualité en période estivale, l'Agrafil, Agra Business, et les Agra Lives pourront être diffusés à un rythme légèrement moins soutenu jusqu'à la fin du mois d'août. En vous remerciant de votre compréhension.