D'après les observations de Vinéa Transaction, le marché commence à « entrer dans une phase de léger attentisme, suspendu à l'intensité et à la durée de la crise ». Le réseau prévient qu'il faudra revenir à l'équilibre avant d'observer son redémarrage et que « des décisions stratégiques liées au capital et au patrimoine puissent être prises. Selon Michel Veyrier, le gérant d'une agence du réseau, « l'année 2009 sera très contrastée » et il faudra « attendre le 1 er semestre de 2009 pour juger de son évolution ». Le prix des propriétés haut de gamme devrait rester ferme, et celui des propriétés génériques devrait baisser (de 25 à 30% selon le réseau), du fait de « la rareté et la pression des acheteurs ». Actuellement, le marché évolue vers des « petites propriétés d'environ 25 ha de vignes, plus rentables », indique Michel Veyrier. Cette tendance devrait se poursuivre selon lui, tout comme deux autres phénomènes : la diversification des activités sur la propriété, qui permet des entrées de profit différentes de la production viticole (œnotourisme, chambres d'hôtes...), ainsi que la reprise de propriétés viticoles par des personnes physiques, afin de sécuriser leur actif (fiscalité, lieu de vie, droits de succession) en investissant dans la pierre. « Cette famille sera très présente en 2009 », précise M. Veyrier.
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