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Accords commerciaux : la Comagri mécontente de son rôle dans le processus de ratification

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Malgré l’adoption, lors de leur réunion du 29 juin, de leur avis au sujet de la modernisation de l’accord commercial entre l’UE et le Mexique (dont le scrutin en séance plénière est attendu le 8 juillet), plusieurs eurodéputés de la commission de l’Agriculture du Parlement européen ont fait part d’une certaine lassitude quant à leur rôle marginal dans la conclusion des accords commerciaux de l’UE. Ils souhaiteraient avoir davantage d’influence sur ces textes dont l’agriculture est souvent l’un des principaux sujets sensibles. « On a à traiter d’accords aussi importants que l’accord avec le Mexique et dire oui ou non, sans avoir d’influence sur le contenu du texte de la commission du Commerce international, ce n’est pas juste sur le plan de la procédure », s’est ainsi plaint l’Italien Herbert Dorfmann, coordinateur politique du groupe PPE (droite). Et d’ajouter : « Il faut dire très clairement que nous ne sommes pas d’accord avec cette procédure. La Comagri est privée de ses prérogatives et ça ne doit pas se produire lorsqu’on traite d’un accord commercial. »

Lire aussi : UE/Mexique : les eurodéputés donnent leur feu vert à l’accord global modernisé

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Un constat partagé par certains de ces collègues, de droite comme de gauche. « Nous nous apercevons que des dossiers agricoles essentiels échappent finalement à la commission de l’Agriculture », estime de son côté le Français d’extrême droite (Patriotes), Gilles Pennelle. Et de s’interroger : « Est-ce que nous sommes condamnés à ne donner que des avis ? ». Pour le Français de La Gauche, Arash Saeidi, il s’agit d’un « passage en force » au détriment des eurodéputés agricoles. « Sur des sujets agricoles, nous sommes juste la commission de l’Agriculture, ce n’est pas grave », a-t-il ironisé. En réaction, le Roumain Daniel Buda (PPE), qui présidait la réunion, a proposé de soumettre une lettre à la conférence des présidents ainsi qu’à la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, « faisant part de notre désaccord, critiquant cette procédure et la manière dont notre commission est traitée ».