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Alimentation : Sopexa publie un outil pédagogique sous forme de BD

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L’agence de communication en alimentation Sopexa publie Mission Miam, un outil pédagogique « conçu avec les enfants et pour eux » sous forme de bande dessinée, a-t-elle indiqué le 3 octobre. Cet outil pédagogique transcrit les recommandations alimentaires (par exemple, « il est important de manger de tout ») « sans tabou ni discours culpabilisant », pour mieux les faire accepter par les enfants.

Le groupe Sopexa est convaincu que les enfants sont la cible à privilégier pour améliorer les comportements alimentaires. Avec, en France, un enfant sur six en surpoids, la question de l’alimentation est au cœur des enjeux de santé publique et c’est l’une des priorités débattues aux États généraux de l’alimentation. « Il manquait d’outil simple pour traiter de l’alimentation des enfants, de façon humoristique et en utilisant leurs mots », a commenté Armelle Dardaine-Leopoli, directrice nutrition-santé chez Sopexa.

Cette BD de 46 pages est soutenue par la Fondation pour l’innovation et la transmission du goût et par le Centre des sciences du goût et de l'alimentation (CSGA), qui est une unité mixte de recherche associant Agrosup-Dijon, le CNRS et l'Inra. Elle a reçu le soutien de cinq premiers mécènes : Coop de France, la Fondation General Mills, Danone, Fromageries Bel et Nestlé France. Sopexa a prévu 6 000 exemplaires pour les salles d'attente des cabinets de pédiatres, 5 000 exemplaires pour les écoles qui participeront à la Semaine du Goût du 10 au 16 octobre, et 2 000 exemplaires pour les demandes particulières. Un retirage est prévu en novembre. Des distributions auront lieu aussi pendant des manifestations ouvertes au grand public comme le Salon international de l’agriculture.

Les enfants "sont la cible à privilégier pour améliorer les comportements alimentaires"

Les neurosciences découvrent des thérapies par le goût

Les neurosciences sont en train de mettre au point des thérapies de rééducation du langage par l’exercice des papilles avec le goût, a indiqué Jean Epstein, psycho-sociologue spécialiste des questions de structuration des repères familiaux et du goût, preuve qu’il existe une relation entre le goût et le langage, a-t-il relaté. Une de ces thérapies s’appelle l’olfactothérapie, qui commence à être pratiquée dans les hôpitaux les plus renommés de la région parisienne.

Les habitudes alimentaires, c’est-à-dire les goûts mais aussi les phobies alimentaires se forment dès l’âge de 18 mois. La typicité des produits, notamment par leur origine locale, apporte une diversité de plus à la palette des différents goûts dont le cerveau se souvient, a-t-il précisé.