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Amazonie : Davos appelle à ce que la déforestation ne soit plus synonyme de rentabilité

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Au Forum de Davos, des politiciens et financiers sud-américains ont appelé à de nouvelles formes d’exploitation durable de l’Amazonie. « Il s’agit de réguler, légiférer, et poser les bases afin que les habitants de la forêt deviennent entrepreneurs, ce qu’ils souhaitent vraiment », a affirmé en Suisse Gustavo Montezano, président de la Banque de développement du Brésil (BNDES). Le président colombien Iván Duque de son côté prône une politique de la carotte et du bâton : punir la déforestation tout en encourageant la culture durable de fruits tels que le copoazù, un arbre proche du cacaoyer, ou des baies de plus en plus à la mode comme l’açai et le camu camu. La vice-présidente du Pérou Dina Boluarte a réclamé l’achat "à prix juste" des fruits cultivés dans la région. Egalement un thème d’inquiétude, la biopiraterie qui consiste à exploiter les ressources biologiques, comme c’est le cas avec l’extraction de plantes médicinales par de grandes entreprises, ce qui affecte la nature et les peuples indigènes. « Ce n’est que si le prix (du carbone) est correctement fixé que les gens arrêteront ce qu’ils font. Modifier les incitations sera plus efficace que la coercition », a affirmé Mário Mesquita, chef économiste de la banque brésilienne Itaú Unibanco.

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