La Fédération des syndicats vétérinaires de France (FSVF), les vétérinaires inspecteurs (SNISPV) et les enseignants des écoles vétérinaires (FSEEVF) annoncent dans un communiqué du 8 décembre soutenir le plan de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire. Mais, estiment-ils, « afin de diminuer de façon significative les volumes d’antibiotiques vétérinaires utilisés,il convient d’agir prioritairement sur la prescription d’antibiotiques administrés par voie orale, notamment ceux contenus dans les aliments médicamenteux, surtout lorsque ces prescriptions concernent un usage préventif ». Les syndicats s’engagent donc à cibler les efforts sur la réduction des antibiotiques critiques (indispensables en médecine humaine), à élaborer un calendrier de réduction des prescriptions d’aliments médicamenteux contenant des antibiotiques ou encore à préconiser le retrait volontaire des antibiotiques « voie orale ». Mais pour les vétérinaires « en l’absence d’une tutelle similaire à celle exercée par l’assurance maladie à l’égard des prescriptions médicales, tout progrès significatif ne découlera pas de mesures coercitives mais nécessitera l’adhésion et le concours volontaire des prescripteurs.
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