Éric Lelong, président d’Interapi, la nouvelle interprofession apicole, estime que le plan de filière, moyennant quelques dernières modifications, « devrait être sur le bureau du ministre autour du 10 décembre ». L’interprofession attend notamment les derniers ajouts du collège aval. Comme dans les autres filières, la copie sera rendue avec un plan d’action et une feuille de route établissant les priorités d’Interapi.
La collecte des CVO (contributions volontaires obligatoires) devrait être en haut de la liste. Elle exigera cependant, comme le souligne Éric Lelong, « un effort de pédagogie pour en faire comprendre l’intérêt », et ce notamment au sein du collège amont, encore marqué par les échecs d’Intermiel, interprofession éphémère désactivée en 1993.
Avec un consensus cette fois plus large, et salué régulièrement par l’ensemble des acteurs, Interapi espère collecter 400 000 € par an. La somme sera répartie à parts égales entre l’amont et l’aval : un prélèvement au volume (1ct/kg) pour la distribution, et sur les bénéfices agricoles du côté des producteurs. L’enveloppe permettra de financer, entre autres, des projets au sein de l’Itsap (Institut de l’abeille). « Il s’agira de projets opérationnels, dans lesquels la filière pourra se reconnaître, sur la cire, le varroa ou même les résultats économiques », indique Éric Lelong.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Une autre des priorités du plan de filière a été dévoilée par la députée Barbara Bessot-Ballot (LREM, Haute-Saône), à l’Assemblée le 3 décembre. « L’interprofession des produits de la ruche, créée en 2018, a fait de la création d’un label Miel de France, destiné à améliorer la valorisation du miel produit en France et l’information du consommateur, un des trois axes de son plan de filière », a déclaré la députée. « Nous réfléchissons effectivement à une manière de valoriser le miel d’origine française », confirme Éric Lelong. Les modalités précises de ce label restent à définir, certains acteurs de la filière ayant pendant longtemps montré leur réticence à une initiative de cet ordre.
Un projet de label Miel de France