Les aides, les prêts et après ? Le monde agricole ne peut s’épargner l’effort d’une réflexion en profondeur sur les stratégies par filière. Où avons nous des avantages concurrentiels ? Où faut-il faire du haut de gamme ? Où peut-on se permettre de produire le meilleur marché possible pour faire du tout venant ? Quels types d’exploitations pour quels marchés ? Faut-il des plans sociaux dans telle filière, dans telle région ? Quelles organisations interprofessionnelles ?

Doit-on viser essentiellement le marché français ou l’export vers l’Europe ou le grand export ? Les circuits courts ou nourrir le monde ? Les réponses sont loin d’être les mêmes pour tous les secteurs. Le président du Crédit agricole le dit lui-même : au-delà des aides directes, des prêts à des conditions favorables, il faut redonner des perspectives aux agriculteurs et donc leur montrer où va leur filière.

C’est peut-être l’occasion de réunir de vrais états généraux, c’est-à-dire pas un colloque de plus mais un vrai travail de fourmi pour définir nos atouts. Secteur par secteur. Et surtout parvenir à des stratégies sur lesquelles tout le monde sera d’accord. Ce sera sans doute long. Le secteur bovin, entraîné par la fédération nationale bovine a fait un travail intéressant. Il devra être complété sur la question de l’export, trop souvent à la traîne.

Toutes les filières devraient faire ce travail, aidées par des spécialistes de stratégie industrielle et commerciale. Afin de donner de vraies perspectives aux agriculteurs.