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En direct de Bruxelles Atlantisme

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Résolument, la Commission de Bruxelles a choisi d’emboîter le pas de Washington sur les dossiers agricoles, ou tout au moins de faire les yeux doux aux Américains sur les questions sanitaires. Allant s’il le faut jusqu’à renier ses propres normes d’hygiène alimentaire à l’approche du sommet UE/Etats-Unis du 10 juin. L’exécutif européen s’est ainsi prêté à une périlleuse gymnastique « pro-américaine » dans le feuilleton du poulet chloré, qui s’est d’ailleurs soldé par un cinglant camouflet des Vingt-sept. Il est en passe de se livrer au même exercice sur la question des OGM en se montrant plus flexible en cas de contamination des importations communautaires par des semences non autorisées. Avec toutes les chances, cette fois, de parvenir à ses fins. Aussi ponctuelles soient-elles, ces deux affaires sont symptomatiques du penchant de Bruxelles pour un modèle américain dont le seul moteur est d’ordre commercial. Un modèle qui ne fournit aucune solution aux vrais problèmes du moment. Les OGM n’ont, jusqu’à présent, apporté aucune réponse à la faim dans le monde. Et, s’ils n’en sont pas à l’origine, il est clair que les biocarburants à base de maïs, promus par les Américains, n’ont rien arrangé. Que ce soit par leur nouveau « Farm Bill », qui plombe un peu plus les négociations agricoles de l’OMC, ou par leurs prises de position sans surprise au sommet de la FAO, les Etats-Unis se montrent hermétiques à toute inflexion. Un exemple à ne pas suivre obligatoirement.

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