Faire découvrir les produits alimentaires monastiques au plus grand nombre : le pari, original, de Côme Besse, est en train de prendre forme. « Nous expédions actuellement entre 400 et 500 boxes de monastères par mois », explique le fondateur, qui vient de terminer son cursus à HEC. « Avec le lancement en novembre d’une nouvelle box dédiée aux bières trappistes, nous comptons atteindre les 1300 boxes toutes catégories dont environ 500 box bières », poursuit-il. Cette nouvelle offre, plus accessible en termes de prix, permettra de toucher un public plus jeune que la box des monastères.
Après un démarrage en début d’année, l’offre de Divine Box a trouvé son public, et s’attend à des ventes particulièrement importantes pour la fin de l’année. A terme, le fondateur estime qu’il pourrait atteindre les 2000 boxes par mois, dont 1500 de bières. Chaque box est commercialisée à l’unité ou sous forme d’abonnement mensuel, à un prix unitaire oscillant entre 26,90 euros et 39,90 euros.
L’activité a nécessité jusqu’à maintenant assez peu de financement : seulement une campagne de crowdfunding en début d’année pour 10 000 euros. Quant à la question d’une éventuelle levée de fonds, Côme Besse se « posera la question en 2018, après avoir arrêté précisément le coût d’acquisition de chaque client ». Les produits alimentaires réalisés par les religieux en France sont encore méconnus, et les acteurs de ce secteurs sont en recherche de nouveaux canaux de distribution, même s’ils peuvent être parfois freinés par des capacités de production limitées. Les produits monastiques réaliseraient un chiffre d’affaires estimé à 75 millions d’euros par an en France.