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Agriodor lève 15 M€ pour déployer sa technologie à l’international

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Dispositif d'étude du comportement alimentaire du puceron dans un des laboratoires d'Agriodor. Crédits : © Maël Gonnet

Agriodor, qui a développé une technologie basée sur les odeurs naturellement émises par les plantes pour influencer le comportement des insectes ravageurs, annonce un financement de 15 M€ pour accroitre son développement.

Agriodor, spécialiste du développement de solutions basées sur l’utilisation d’odeurs naturellement émises par les plantes pour influencer le comportement des insectes vient de lever 15 M€ « pour accélérer le déploiement de sa technologie de biocontrôle olfactif à l’international », indique la société dans son communiqué du 15 avril 2026. Les fonds régionaux Région Sud Investissement et CAAP Création du Crédit Agricole Alpes-Provence et les investisseurs historiques Capagro, Ambra Capital, et SWEN Capital Partners ont également suivi ce nouveau tour de table de série A. En avril 2023, la société avait bouclée une levée de fonds de 5 M€ auprès de Capagro, Cap Horn, BNP Paribas Développement, SWEN Capital Partners et Breizh Up, et ces mêmes actionnaires avaient réinvesti un an plus tard à hauteur de 3 M€. 

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La plateforme R&D d’Agriodor s’appuie sur des approches innovantes d’écologie chimique à haut-débit, et continue d’accélérer, grâce à l’écologie chimique inverse. Cette approche qui consiste à reproduire des odeurs naturelles de plantes, associées à des formulations adaptées aux différentes cultures pour désorienter les ravageurs, permet aussi de mettre sur le marché « des produits dont le développement est jusqu’à dix fois moins coûteux et deux fois plus rapide que celui des insecticides conventionnels », rappelle l’entreprise. 

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La R&D travaille sur d'autres ravageurs

« Après avoir développé Insior GR A, aujourd’hui utilisé par les betteraviers sous dérogation de 120 jours (la dérogation est valable du 16 mars 2026 au 14 juillet 2026, ndlr) en attente de l’autorisation de mise sur le marché (AMM), la Technologie Olfactive, qui consiste à se baser sur des odeurs naturellement émises par les plantes pour manipuler le comportement des insectes et en contrôler les populations, Agriodor va maintenant financer son développement à l’international. En effet, 70% des insectes ravageurs mondiaux utilisent les odeurs pour mener leur cycle de vie, et la multiplicité des formulations travaillées par Agriodor (granules, diffuseurs, liquides), permettent d’adresser tout type de système de culture, dans des climats tempérés comme tropicaux », détaille Nasthasia Cherotzky, Cheffe Produit chez Agriodor.

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Les équipes du laboratoire d’Agriodor à Rennes, où la société a également son siège social, continuent de travailler sur les ravageurs des zones tempérées, tandis que celles du laboratoire de Aix-en-Provence développent la technologie sur les ravageurs méditerranéens. Agriodor cible « les pucerons, les mouches des fruits, les thrips et les aleurodes, autant de ravageurs qui posent soucis dans des cultures très différentes : grandes cultures, arboriculture, maraichage … », précise Nasthasia Cherotzky. Et la société se tourne vers les principaux marchés producteurs et leurs problématiques, à savoir « L’Europe de l’ouest et le Brésil, en attendant des évolutions réglementaires qui permettront une adoption simplifiée par les producteurs. Certains projets sont d’ailleurs l’objet de co-développement avec des acteurs historiques de la protection des cultures, pour faciliter cette adoption ». Fondé par Alain Thibault et le Dr Ené Leppik, Agriodor détient déjà 8 brevets, répartis en trois familles.