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Betterave : fin du programme de recherche Aker, nouvelles variétés attendues en 2025

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Au bout de huit ans de travaux, le Programme d’investissements d’avenir Aker a été clôturé le 18 septembre, laissant comme perspectives, dès 2025, les premières variétés, et à moyen-long terme, un « formidable potentiel de matériels génétiques, d’outils et de méthodes au service de la filière » betterave, d’après ses partenaires. « Mission accomplie », assure-t-on, par rapport à l’objectif initial de doubler le rythme de croissance du rendement betteravier. « Aker va servir à répondre à la fois à ce besoin de productivité, d’efficience de la plante, mais également aux attentes sociétales », notamment sur la réduction des phytos, a déclaré Vincent Laudinat, DG de l’institut technique ITB.

Certains résultats montrent des gains de rendement de 3 à 5 %, couplés à une bonne résistance à des maladies, comme la cercosporiose, à la montée en graines. Les variétés correspondantes pourront être déposées à l’inscription au comité technique CTPS en 2022, pour une commercialisation trois ans plus tard. « À moyen, long terme, Aker va permettre de produire des variétés ultraperformantes » dans des délais de sélection réduits à « sept ans au lieu de douze », selon le communiqué.

« Il n’y a pas dans Aker la variété avec un grand V qui serait la betterave sans néonicotinoïdes », a prévenu Christian Huyghe, directeur scientifique Agriculture à l’Inrae, « mais ce qu’il y a en sortie de programme permet d’alimenter cette perspective ». « Les variétés vont jouer leur rôle » dans la lutte contre la jaunisse, dévastatrice cette année. « Mais elles devront être combinées avec de nombreux autres leviers », a-t-il ajouté.

Aker va d’après lui servir de tremplin au plan R&D, copiloté par l’Inrae et l’ITB, sur le triptyque betterave/puceron/virus de la jaunisse, qui a été présenté au ministère de l’Agriculture le 22 septembre.

Une réponse au besoin de productivité et aux attentes sociétales