Dans un communiqué commun du 8 juin, les représentants de la filière de la méthanisation agricole (notamment la FNSEA, La Coopération agricole et l’association des agriculteurs méthaniseurs de France-AAMF) ont fait part de leur inquiétude croissante quant à la publication du futur décret devant définir la trajectoire post-2028 des certificats de production de biogaz (CPB), qui pourrait encore être retardée. Alors qu’un « groupe national d’échanges biogaz devait se tenir le 12 juin sous l’égide des ministères de l’Énergie et de l’Agriculture » afin d’en discuter, la profession a appris le report de cette réunion au 25 juin. Le retard pris dans les discussions risque de reporter d’autant la publication du décret, déplore la profession. Or, pour la filière, le temps presse. Les organisations rappellent que la définition de la trajectoire post-2028 est indispensable pour le lancement de nombreux projets de méthanisation agricole.
En effet, ces derniers ont besoin de financements, que les banques ne leur accorderont qu’une fois cette trajectoire définie. Dans le détail, « plus d’un milliard d’euros d’investissements sont aujourd’hui en attente, alors que de nombreux projets sont matures et prêts à être déployés dans les territoires », indique le communiqué. Par ailleurs, la filière pointe le fait que le dispositif des CPB repose « sur un mécanisme extrabudgétaire, sans impact sur les finances publiques », rajoutant au scepticisme ambiant quant au retard accumulé par le gouvernement dans ce dossier. Alors que le secteur connaît un certain dynamisme, ce retard est susceptible de le briser. La profession rappelle que la France compte « 800 installations de production de biométhane raccordées aux réseaux gaziers et près de 16 TWh de capacités annuelles d’injection, et autant de sites produisant du biogaz pour la cogénération ».
Une réunion prévue le 12 juin reporté au 25 juin
KC