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Champagne/Résultats Boizel Chanoine Champagne redresse Lanson

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Le groupe Boizel Chanoine Champagne (BCC), devenu l'an dernier le numéro 2 mondial du champagne après le rachat de Lanson International, a annoncé avoir presque doublé son résultat net en 2006 à 14,80 millions d'euros, contre 7,94 millions en 2005. Son objectif est d'amener les activités acquises à un niveau de rentabilité comparable à celui de BCC.

Le redressement rapide de la marque Lanson (ex Marne et Champagne) a permis au groupe Boizel Chanoine Champagne, son nouveau propriétaire, de présenter des résultats positifs dès le premier exercice du nouvel ensemble.

La performance est remarquable, car les activités de ses nouvelles filiales, Maison Burtin (anciennement Lanson International) et Champagne Lanson, acquises le 22 mars 2006, qui ont été consolidées à partir du 1 er avril 2006, étaient deux fois plus grosses que celles de BCC et étaient alors en déficit. Aussi, ce doublement du résultat net (part du groupe) « peut être considéré comme satisfaisant compte tenu de l'ampleur du projet engagé », a expliqué Bruno Paillard, le PDG du groupe.

Avec un volume de ventes de 20,9 millions de bouteilles (7 millions en 2005), le chiffre d'affaires a été triplé à 311,31 millions d'euros, contre 97,13 millions l'année précédente. « L'impact du sous-groupe Burtin/Lanson sur le chiffre d'affaires 2006 s'élève à 221 millions d'euros », indique BCC.

Le résultat opérationnel a atteint 37,24 millions d'euros, contre 14,89 millions en 2005. Le résultat net (14,8 M contre 7,9 M en 2005) ne représente plus que 4,7 % du chiffre d’affaires, contre 8,2 % en 2005.

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L'objectif n'est pas le volume

Pour 2007, Bruno Paillard a prévu un chiffre d'affaires en légère hausse à 320 millions d'euros. « Pour le moment notre objectif ce n'est pas le volume, c'est la rentabilité », a-t-il affirmé lors d'une réunion d'information financière.

BCC, qui n'a pas voulu faire état d'objectif chiffré pour la rentabilité, se donne comme « objectif principal » d'amener dans quelques années « ses nouvelles filiales Lanson et Maison Burtin à un niveau de rentabilité satisfaisant, comparable à celui des autres filiales du groupe », a précisé Bruno Paillard. « La stratégie de développement de Boizel Chanoine Champagne est axée sur la poursuite de la montée en gamme des marques du groupe avec un attachement plus visible au secteur du luxe ».

En 2007 et 2008, BCC va procéder à une extension de 10.000 m 2 des installations de Chanoine à Reims. BCC, qui a obtenu des anciens employés de Lanson International le passage de 31 à 35 heures de travail par semaine sans grève, a diminué de 55 salariés, en solde net, les effectifs de cette entité.

Les familles Paillard, Roques-Boizel et Baijot détiennent plus de 84 % du capital de BCC. La Caisse nationale des caisses d'épargne (CNCE) devrait devenir en 2009 actionnaire, à hauteur de 9 %, en remboursement des obligations qu'elle détient.