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Vins/Stratégie Bollinger tient bien son rang de 9e maison de Champagne

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La société Jacques Bollinger, holding des Champagnes du même nom et qui s’est diversifiée dans les vins tranquilles de plusieurs régions, ne se porte pas candidat pour la reprise de Lanson ou de Taittinger, mais regarde d’autres types d’acquisitions, comme en vallée du Rhône.

Le groupe Bollinger veut « continuer sa progression d’activité tout en conservant son indépendance », a déclaré à la presse Ghislain de Montgolfier, p.-d.g du Champagne Bollinger la semaine dernière. « Etre un des derniers groupes familiaux du secteur nous donne une force dans cet univers de luxe en nous donnant une vitesse de réaction que n’ont pas les autres », a ajouté l’arrière-arrière-petit-fils du fondateur de la maison créée en 1829.

La Société Jacques Bollinger (SJB), holding familiale que préside Arnould d’Hautefeuille, a réalisé en 2004 un chiffre d’affaires de 80 millions d’euros et un bénéfice net d’environ 7 M EUR. En 2005, le groupe Bollinger, qui possède également le Champagne Montvillers, les vins de Loire Langlois-Château, les vins de Bourgogne Chanson Père et Fils, des intérêts minoritaires dans le cognac Delamain et le vin australien haut de gamme Tapanama, ainsi que les sociétés de distribution BLD en France et Mentzendorff en Grande-Bretagne, devrait réaliser un chiffre d’affaires d’environ 85 M EUR après le rachat, en début d’année, du champagne Ayala.

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Regards tournés vers les Côtes du Rhône

En 2004, Bollinger a vendu 2,075 millions de bouteilles de champagne, soit le double de volume par rapport au début des années 1990. La progression du chiffre d’affaires devrait être de 20% à 30% au cours des cinq prochaines années, selon M. d’Hautefeuille. Riche de près de 12 millions de bouteilles de champagne en cave et propriétaire de 163 hectares, Bollinger (260 salariés), qui se situe au 9e rang des groupes de champagne, entend poursuivre son développement par croissance interne et la conclusion de contrats d’approvisionnement supplémentaires auprès de vignerons.

Bollinger, qui ne se portera pas candidat à l’acquisition de Taittinger ou de Lanson actuellement sur le marché, « n’exclut pas » en revanche une acquisition dans les Côtes du Rhône, a confié M. de Montgolfier.