Bonduelle a publié ses résultats pour le premier semestre de son exercice 2019/2020 (clos le 30 juin). Durant cette période, l’industriel nordiste a connu une progression de son chiffre d’affaires de 2,5% en données publiées (+0,6% en données comparables) à 1,44 milliard d'euros, par rapport au premier semestre 2018/2019, grâce notamment aux effets de change.
Mais, dans le même temps, son résultat opérationnel courant s’est dégradé de 6,2% à 57,2 millions d’euros, (-8,3% en données comparables). Pour expliquer cette contre-performance, Bonduelle met en avant l’effet de campagnes agricoles difficiles, une inflation des coûts qui n’a pas été complètement prise en compte par les distributeurs et des pertes de volumes.
Pour ce qui est des perspectives pour l’exercice 2019/2020, l’entreprise prévoit une rentabilité opérationnelle courante limitée au bas de la fourchette communiquée en octobre 2019 à l'occasion de la présentation des comptes annuels, notamment à cause d’une activité qui a évolué au 1er trimestre en Europe en deçà de ce qui était attendu. Ainsi, le chiffre d’affaires devrait augmenter d’environ 1,5% (autour de 2,82 milliards d’euros) et la rentabilité opérationnelle courante devrait baisser de 7% (environ 115 millions d’euros). Ces prévisions sont annoncées sans prendre en compte les éventuelles conséquences de l’extension de l’épidémie de coronavirus à l’échelle mondiale, ont précisé les dirigeants lors d’un point presse le 6 mars.
Dans l’immédiat, « la crise du coronavirus pourrait perturber notre guidance », a expliqué Grégory Sanson, directeur général adjoint en charge des finances et du développement de Bonduelle. « Au fur et à mesure du développement de l’épidémie en Europe, nous sommes prudents », a-t-il pousuivi. Mais dans l’immédiat, l’entreprise ne s’estime pas trop exposée en raison de sa présence limitée en Asie d’un point de vue commercial et de l'absence d’usines sur ce continent.