En raison d’une évolution des règles européennes sur la maladie hémorragique épizootique (MHE), les bovins exportés vers l’UE devront avoir passé soixante jours en zone indemne pour éviter toute contrainte, contre trente auparavant.
À partir du 1er novembre, les bovins destinés à être exportés vers l’UE « devront avoir été détenus au minimum soixante jours en zone indemne avant de pouvoir être certifiés " sans conditions MHE " », indique le ministère de l’Agriculture à Agra Presse, confirmant une information de la FMBV (marchés de bétail vif). Cette nouvelle condition spécifique à la maladie hémorragique épizootique (MHE) est la conséquence d’une modification du règlement européen n°2020/688. Ce texte prévoyait jusque-là que « les animaux doivent être détenus au minimum trente jours dans leur établissement d’origine pour pouvoir partir aux échanges » – « une règle générale, non spécifique à la MHE », précise la Rue de Varenne.
Par ailleurs, la zone réglementée MHE (150 km autour des foyers) se réduit progressivement, en raison des conditions fixées par le même règlement (deux ans après le dernier foyer). Au 1er octobre, 1 200 communes sont passées en zone indemne, principalement en Bourgogne-France-Comté (Cher, Nièvre et Saône-et-Loire), avec « assouplissement progressif des mesures encadrant les mouvements d’animaux », selon le site du ministère de l’Agriculture ; d’autres suivront les 1er novembre et 1er décembre. Les animaux pourront quitter ces communes sans test PCR ni vaccination.
Dernier foyer français fin 2025
Du côté de la FMBV, on craint que le nouveau délai de soixante jours pénalise le démarrage de la saison d’exportation des broutards, à l’automne. Ainsi, dans les communes basculant en zone indemne, les bovins ont été dispensés de PCR et de vaccination entre le 1er octobre et le 1er novembre, avant d’être de nouveau soumis à des contraintes pour l’export à partir du 1er novembre. Comme l’explique le ministère de l’Agriculture à Agra Presse, « à partir du 1er novembre, les échanges des animaux des nouvelles zones indemnes n’ayant pas encore atteint ce délai des soixante jours de détention en zone indemne resteront possibles ». Mais ils devront bien, « à nouveau, respecter les conditions sanitaire MHE habituelles ». Celles-ci varient (PCR, vaccination, désinsectisation) selon l’État membre de destination et sont récapitulées sur le site du ministère.
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Le dernier foyer de MHE en France remonte à fin 2025, dans la Sarthe. Après de premières détections en 2022 en Espagne et en Italie, la maladie est apparue en France en septembre 2023. Elle a d’abord provoqué de nombreux cas (3 695 foyers en 2023, puis 4 192 l’année suivante, selon le bilan de la plateforme ESA), avant de refluer, avec seulement cinq cas en 2025.
YG