Est-ce dû à l’ambiance des soldes qui s’ouvrent, en tout cas on « brade » quelques certitudes en ce début d’année : sur le pouvoir d’achat, cher au candidat Sarkozy, la page a été tournée par le président lors de sa conférence de vœux à la presse. Ce qui était en route suffit sans doute à ses yeux : « la réforme de la loi Galland, c’est du pouvoir d’achat, a-t-il martelé, la négociabilité des tarifs vers laquelle on s’achemine, aussi ».

Certes, ce propos, pris à la lettre, laisse la porte ouverte à la libéralisation complète du droit de la concurrence que va prôner sans doute le rapport définitif de la Commission Attali. Mais pas question, dans ce contexte et vu les poussées inflationnistes sur l’énergie et les matières premières agricoles, de promettre grand-chose de précis sur le front des prix consommateurs, ni, quand les caisses sont vides, de soutenir la demande pour trouver la croissance qui n’est pas au rendez-vous. Les annonces du moment sont plutôt pour se mettre au régime : pas de pub’ pour la télévision publique, pas de cultures OGM,… Mais, sans crainte du paradoxe, le président affiche une volonté industrielle apte à briser plusieurs tabous : ceux qui entourent encore la préférence communautaire ou l’intervention publique dans les entreprises, la Caisse des dépôts étant désignée comme le moyen de lutter contre les excès du capitalisme financier et d’éviter de nouveaux sacrifices sur l’emploi.

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Le volontarisme sera donc de mise à en juger par les nombreuses réformes qui s’annoncent tous azimuts. Il le sera aussi dans la négociation avec nos partenaires en vue d’une « Europe qui protège » et notamment d’une PAC rénovée : c’est bien là le chantier central qui va capter notre attention cette année, en particulier lors de la présidence française de l’Union tout au long du second semestre.