La présidence espagnole du Conseil de l’UE est en train de finaliser un compromis sur la proposition d’établissement d’un cadre de certification pour les absorptions de carbone. Pour ce qui est du volet agricole, le ministre espagnol de l’Agriculture Luis Planas a indiqué lors de la réunion du Conseil le 23 octobre, que le texte en préparation devrait proposer de prendre en compte non seulement les absorptions de carbone dans les sols mais aussi (contrairement à ce que prévoit la Commission européenne) les réductions d’émission. Un autre compromis prévoit d’établir un registre de tous les « piégeages de carbone » au plus tard quatre ans après l’entrée en application du règlement. Ces dispositions ont été largement saluées par les ministres de l’Agriculture de l’UE. Leurs homologues en charge de l’Environnement qui ont la main sur ce dossier devraient adopter une position commune au mois de décembre.
La commission de l’Environnement du Parlement européen s’est, elle aussi, prononcée, le 24 octobre sur la base de la position préparée par l’eurodéputée portugaise Lídia Pereira, pour que la réduction des émissions agricoles « pendant une période d’au moins cinq ans » soit prise en considération dans le cadre de la future certification. Les parlementaires préviennent aussi que les activités agricoles de carbone ne devraient pas avoir d’impact négatif sur la sécurité alimentaire de l’UE ni conduire à l’accaparement ou à la spéculation foncière.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Lire aussi : Carbone : séquestration et réduction des émissions agricoles vont de pair, pour Farm Europe
Une position saluée par les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca). Cette reconnaissance de la réduction des émissions du sol, de la fermentation entérique et du fumier est un point clé pour le Copa-Cogeca. L’organisation agricole regrette toutefois l’obligation « de générer des co-bénéfices dans de nombreux domaines (par exemple, la biodiversité et le maintien et la protection des écosystèmes), ainsi que les critères de durabilité, qui n’auraient pas dû être rendus obligatoires. Cela aurait dû être encouragé plutôt que prescriptif ».