Après un premier pas en Pologne, Cémoi revient dans l’Hexagone en prenant une participation majoritaire au sein du chocolatier Jacquot. La famille fondatrice Jacquot, qui se retire de l’entreprise, était confrontée à des difficultés financières face à des banques qui ne la soutenaient plus. A terme, Cémoi devrait acquérir le solde du capital qui est pour le moment détenu par son concurrent principal Barry Callebaut à hauteur de 25 % et par des banques. Spécialisée dans les produits saisonniers, la société réalise un chiffre d’affaires de 120 millions d’euros.
Le chocolatier français vient de prendre une participation majoritaire au sein de la société française Jacquot. Cémoi compte financer cette transaction par une recapitalisation de 17 millions d’euros. L’opération devrait être effective au mois de juillet prochain, si Cémoi obtient l’agrément du ministère de l’Economie et des Finances. Implantée à Troyes, dans l’Aube, Jacquot reste spécialisée dans les produits saisonniers pour Noël et Pâques ainsi que dans le moulage. En 2006, elle a affiché un chiffre d’affaires de 120 millions d’euros, dont 35 % réalisés à l’exportation, pour une production de 9 000 tonnes de produits de Pâques et 13 000 tonnes de produits de Noël.
Même si l’entreprise est bénéficiaire, elle est confrontée à des graves difficultés de financement, notamment pour la saison festive qui approche, les banques refusant de la suivre. « Dans un premier temps, nous allons garder la structure en l’état pour commencer la campagne de production de Noël. On se donne un an avant de mettre en place des synergies entre nos deux entreprises. L’important est que le projet, s’il est accepté, assurera la pérennité de l’activité de Jacquot, qui était gravement en danger du fait de soucis de trésorerie », explique Thierry Dubois, directeur général adjoint de Cémoi.
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Barry Callebaut toujours actionnaire
Cémoi entre au deux tiers du capital de Jacquot, le solde étant toujours détenu par Barry Callebaut, son principal concurrent, à hauteur de 25%, et par des banques. A terme, le chocolatier de Perpignan souhaiterait acquérir la totalité du capital et Barry Callebaut ne devrait pas gêner cette progression. Philippe Jacquot ne resterait pas à la tête de l’entreprise. Patrick Poirrier, actuel p.-d.g. de Cémoi, en prendra la direction le temps qu’une décision soit prise. A terme, Cémoi mise sur les complémentarités de gammes entre les deux entreprises, Jacquot étant notamment «très présent sur la période de Pâques à l’inverse de Cémoi». « La marque Jacquot demeurera un acteur majeur du moulage et du saisonnier », explique le groupe. « Nos activités restent très complémentaires », note Thierry Dubois. Les produits saisonniers représentent le tiers du chiffre d’affaires de Cémoi qui s’élève à 500 millions d’euros, pour une production de 13 000 tonnes. La semaine dernière, Cémoi annonçait l’acquisition de la société polonaise Gryf et laissait présager d’autres opérations notamment à l’international Cf Agra alimentation n°1979 du 21/06/2007 page 24.