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Châlons-en-Champagne veut investir la « smart agriculture »

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C’est à la suite d’une conférence sur le développement de la smart agriculture (agriculture connectée), le 21 mars, que plusieurs organismes professionnels ont réfléchi à la création d’un pôle de compétitivité sur le sujet à Châlons-en-Champagne.

Bruno Bourg-Broc, président de la communauté d’agglomération de Châlons-en-Champagne, a souhaité, le 21 mars, mettre en œuvre « une déclaration commune d’engagement » afin de développer la smart agriculture (agriculture connectée) localement. Il s’est exprimé à la suite d’une conférence intitulée « Smart agriculture et agroéquipements », organisée par la CCI de Châlons-en-Champagne, la chambre d’agriculture de la Marne, la Chambre des métiers et de l’artisanat de la Marne et la FDSEA. Il s’agirait à terme de créer un « cluster » afin d’apporter plus de lisibilité, de coordination, d’innovation et de compétitivité aux entreprises locales, notamment d’agroéquipement. « L’enjeu est de devenir un acteur de poids au niveau national, voire international », a-t-il précisé, avec la volonté d’agir en synergie entre organismes de formation, centres de recherche, entreprises, concessionnaires… pour devenir un « pôle d’excellence ». Lors de la conférence, les intervenants sont revenus sur les enjeux clefs du big data agricole : le traitement et le partage des données entre entreprises, la formation aux nouvelles technologies, la nécessité de traiter l’information en temps réel et donc d’avoir une couverture du territoire complète en haut débit.

Des contraintes qui limitent le développement de l’agriculture connectée

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« On a l’habitude de dire que l’on entasse [les données, ndlr] sans intelligence », explique André Masserand, membre de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture et à l’origine de Mes Parcelles. Il va falloir « donner du sens à la donnée » et la « standardiser pour pouvoir l’échanger » selon lui. « La fluidité et la simplicité d’utilisation » sont également à ses yeuxun facteur clef de succès. Olivier Descroizette, directeur du service Agro-Environnement dans le Groupe Smag, constate qu’aujourd’hui « on est incapable de traiter l’information en temps réel ». Il rappelle que le territoire français est appétant pour d’autres acteurs du big-data et que « la compétition est mondiale ». Autre difficulté, les agriculteurs s’emparent peu des possibilités offertes par le matériel connecté. Ils manquent de formation, comme l’observent Claire Lesoeurs-Tillier, responsable de la gamme viticulture chez Tecnomac et Laurent Favier expert chez Terrea SAS.