Le chlordécone reste présent dans certains aliments consommés aux Antilles, notamment les produits issus de la pêche, plus de trente ans après l’interdiction de cet insecticide, montre une étude publiée le 4 juin par l’Anses. Selon l’AFP, « les produits de la pêche – poissons, crustacés et mollusques – sont la catégorie d’aliments présentant les plus forts niveaux de contamination », conclut ce travail basé sur des analyses réalisées depuis 2021 sur plus de 700 échantillons. Sa publication intervient au lendemain de l’adoption par le Parlement, le 2 juin, d’une loi reconnaissant une « part de responsabilité » de l’État dans le scandale du chlordécone, un insecticide largement utilisé jusqu’au début des années 1990 dans la culture de bananes et interdit depuis plus de trente ans. À certains titres, les résultats de l’étude de l’Anses sont encourageants. Les taux de chlordécone sont, globalement, en baisse dans les aliments consommés aux Antilles par rapport aux précédentes études de l’agence sanitaire. Le chlordécone n’a pas été détecté dans les fruits, et il ne l’a été qu’à faible dose dans les légumes et légumes racines. Mais deux grands types de produits continuent à présenter des taux conséquents, en particulier quand ils sont issus de circuits " informels " : les œufs et les produits de la pêche, poissons comme mollusques.
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