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Commission européenne : Ursula von der Leyen officialise sa candidature 

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Favorite pour assurer un second mandat, Ursula von der Leyen a confirmé qu’elle briguerait une nouvelle fois la présidence de la Commission européenne à l’issue des élections du mois de juin. Elle a été désignée candidate de son parti, le PPE (droite), malgré des tensions en interne liées aux propositions, souvent jugées excessives, du Green deal.

Comme attendu, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a officiellement annoncé, le 19 février à Berlin, sa candidature pour un second mandat. Elle fait office de favorite pour reprendre le poste à l’issue des élections européennes qui se tiendront du 6 au 9 juin. Son parti politique, le Parti populaire européen (PPE), au sein duquel se trouvent Les Républicains en France (même si sa tête de liste, François-Xavier Bellamy affirme qu’il ne soutiendra pas le choix d’Ursula von der Leyen pour assurer ce second mandat), est déjà la principale force au Parlement européen et est en tête des sondages. De plus, une large partie de chefs d’État et de gouvernement au sein de l’UE en sont aussi membres. Les sondages font aussi état d’une forte poussée du groupe Identité et démocratie (ID), qui réunit le Rassemblement national, le Vlaams Belang belge, l’AfD allemand ou encore le FPÖ autrichien. ID pourrait devenir le troisième groupe dans l’hémicycle derrière le PPE et les sociaux-démocrates, passant devant les centristes de Renew, lesquels semblent au coude-à-coude avec l’autre groupe de droite radicale, les conservateurs de l’ECR. Ce groupe organisé autour de Fratelli d’Italia (parti de Giorgia Meloni), du parti polonais Droit et justice (PiS) et de l’espagnol Vox, vient d’accueillir les Français de Reconquête et pourrait prochainement intégrer le Fidesz du premier ministre hongrois Viktor Orban. C’est donc à la droite du Parlement européen que pourrait se construire la majorité lors de la prochaine législature. Lors d’une conférence de presse le 21 février au Parlement européen, Ursula von der Leyen a prévenu : elle n’est pas prête à travailler avec « ceux qui sont contre l’État de droit » ou « les amis de Poutine ».

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Une stratégie de la ferme à la table en suspens

L’autre grand sujet de cette future législature est l’avenir du Green deal européen. Le premier mandat d’Ursula von der Leyen a été, notamment, marqué par cette politique environnementale qui l’a souvent placée en porte-à-faux vis-à-vis de sa propre famille politique. En matière climatique, l’UE semble toujours disposée à avancer mais sur le volet agricole, et sa stratégie De la ferme à la table, le flou règne. Beaucoup d’organisations sont en train de faire le bilan cette stratégie – dernièrement le service de recherche du Parlement européen ou le think tank français Terra nova. Au final, très peu de texte ont été réellement adoptés. Depuis quelques mois, beaucoup d’initiatives ont été revues à la baisse, voire abandonnées : la révision de la législation sur le bien-être animal (seule la question du transport animal est discutée pour l’instant), le règlement Pesticides (abandonné faute de soutien au Parlement européen), la législation sur les systèmes alimentaires durables ou sur l’étiquetage nutritionnel (jamais publiées). Dernier exemple en date : le report de l’initiative prévue sur la résilience de la ressource en eau.