Abonné

Nutrition Compléments vitaminés: des effets anti-cancer non prouvés

- - 2 min

Les vitamines, prises sous forme de compléments alimentaires, n’ont pas d’effets protecteurs contre les cancers gastro-intestinaux, selon une étude parue le 2 octobre dans la revue médicale britannique Lancet. Certaines associations de vitamines pourraient même accroître légèrement le risque d’apparition de tumeurs, précise l’article. Pour les compléments alimentaires, les résultats des essais comparatifs déjà réalisés semblaient « contradictoires », d’où l’idée de procéder à une analyse systématique pour tirer la leçon de 14 études antérieures concernant 170 000 personnes au total.

Au final, le chercheur Goran Bjelakovic (Université de Nis, Serbie et Montenegro) et ses collègues n’ont pas constaté d’effets préventifs avérés associés à la consommation d’antioxydants sous forme de compléments alimentaires. Exception faite peut-être du sélénium que l’on trouve notamment dans les produits de la mer, les abats, la viande, l’oignon, l’ail et pour lequel de nouvelles études sont préconisées. En revanche, insistent les chercheurs, une utilisation « mal contrôlée des antioxydants peut conduire à des conséquences non souhaitées pour notre santé».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

compléments alimentaires
Suivi
Suivre

Il s’agit maintenant, estiment deux spécialistes britanniques dans un commentaire, d’analyser plus précisément les risques éventuels présentés par chacun des compléments alimentaires, en particulier ceux dont les bénéfices semblaient démontrés. Ils font notamment référence à la vitamine C souvent conseillée contre le rhume. En août dernier, le Danemark avait interdit la commercialisation de pétales de maïs et de barres de céréales enrichis en vitamines et minéraux, dont les quantités étaient jugées trop élevées. En février, la France s’était vu condamnée par la Cour européenne de justice, sa législation en matière d’aliments enrichis étant jugée trop restrictive.