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Corse : les autorités appellent à réformer la filière bovine

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État et Collectivité de Corse (CDC) ont appelé la profession à réformer la filière bovine, mauvaise élève de l’agriculture corse, notamment en équipant les bêtes de puces infalsifiables, lors de la présentation d’un plan d’aide aux filières agricoles de 35 millions d’euros sur 2021-2025. Ce plan est « unique sur le territoire français » et cofinancé à parité par l’État et la CDC, ont détaillé lors d’une conférence de presse Sabine Hofferer, directrice de la Draaf de Corse, et Lionel Mortini, président de l’Office du développement agricole et rural de la Corse (Odarc), rattaché à la CDC.

Pour l’attribution de ces 7 M€ annuels, « on ne soutiendra pas financièrement des filières qui ne se structurent pas et ne produisent rien », a martelé Lionel Mortini, pointant « une des filières emblématiques de la problématique », la filière bovine. « Aujourd’hui, c’est véritablement du grand n’importe quoi », a-t-il tranché, appelant à « un moratoire sur l’installation » de jeunes éleveurs bovins « tant que cette filière n’est pas structurée ». «Les filières d'excellence sont la grande majorité, mais ces filières coûtent cher et représentent 99% de nos soucis et 1% de notre production, ça ne peut pas continuer», a-t-il asséné.

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« La filière bovine capte 40 % des aides publiques et le nombre d’éleveurs a explosé, de 900 en 2015 à 1 200 aujourd’hui, avec une production qui ne cesse de décroître », a précisé Mme Hofferer. La directrice régionale propose d’améliorer l’identification des animaux et ainsi lutter contre les maladies, les fraudes et la divagation en puçant les bêtes. Une « expérimentation gratuite » de trois ans de cette puce "bolus" est lancée.

Plusieurs enquêtes judiciaires sur des fraudes présumées aux aides agricoles en cours en Corse portent principalement sur des éleveurs

« Aujourd’hui, c’est véritablement du grand n’importe quoi »