Dans une déclaration commune intitulée « Actions vers une chaîne d'approvisionnement alimentaire européenne plus durable » les représentants de l'ensemble de la chaîne alimentaire de l'UE et de la communauté des ONG encouragent les décideurs politiques de l'UE à œuvrer pour une approche plus cohérente pour garantir la viabilité des systèmes alimentaires pour les générations futures. Cette déclaration comprend une trentaine de recommandations qui, selon ses promoteurs, pourraient contribuer à la réalisation d'une chaîne alimentaire plus durable d'ici à 2020. Cette déclaration intervient à la veille de la publication d'une communication de la Commission européenne sur la « durabilité des systèmes alimentaires ».
La définition de la durabilité des systèmes alimentaires établie par les signataires de la déclaration commune englobe les trois piliers du développement durable (social, dimensions économiques et environnementales) qui, selon ses promoteurs, doivent toutes être traitées simultanément si l'on veut que la durabilité des systèmes alimentaires soit assurée pour les générations futures. Parmi la trentaine d'actions recommandées par les signataires de la déclaration, qui ressemblent davantage à des souhaits qu'à des engagements fermes, on peut citer par exemple la nécessité d'augmenter la disponibilité et l'accessibilité des aliments pour les consommateurs en prenant des mesures portant sur la volatilité extrême des prix ou en promouvant des partenariats public-privé pour accroître les investissements. Idem aussi pour la nécessité d'augmenter le financement de la R&D, tant au niveau de l'UE que des États membres, d'encourager l'innovation, d'assurer le transfert des connaissances, la formation et l'investissement dans des technologies économes en ressources, en utilisant des méthodes de production et des processus de distribution plus durables, en particulier au sein des petites et moyennes entreprises. Garantir des pratiques commerciales équitables tout au long de la chaîne d'approvisionnement alimentaire sur la base des principes de bonnes pratiques serait également souhaitable. Attirer davantage de travailleurs dans le secteur agroalimentaire, avec plus d'emplois et de meilleure qualité, notamment par le biais de la formation, serait un objectif souhaitable. Afin de lutter contre le gaspillage alimentaire, il serait plus profitable d'établir une définition commune de ce phénomène et d'utiliser une méthodologie communautaire harmonisée et scientifiquement fiable pour en évaluer l'importance. Renforcer l'éducation des enfants, y compris en recourant aux activités physiques et à l'éducation nutritionnelle (fruits et produits laitiers à l'école), pourrait contribuer aussi à promouvoir une alimentation et un mode de vie plus sains. Sur le plan mondial, il serait nécessaire d'assurer, dans le cadre des négociations commerciales internationales, un meilleur accès au marché pour les produits alimentaires et les boissons de l'UE en particulier dans les marchés émergents. Et last but not least, maintenir et rétablir la biodiversité et les écosystèmes en augmentant et en diffusant les connaissances sur la façon dont la biodiversité et les écosystèmes sont influencés par les activités agricoles, serait également un objectif très utile à atteindre.
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Parmi les signataires de la déclaration figurent notamment FoodDrinkEurope (le lobby de l'industrie alimentaire de l'UE), Clitravi (lobby de l'industrie de la transformation des viandes), le Copa-Cogeca, EFFAT (Fédération européenne des syndicats de l'alimentation, de l'agriculture et du tourisme), Euro Coop (Union des coopératives de consommateurs de l'UE), Unilever, Nestlé, Ferrero, EuroCommerce (lobby du commerce de gros et de détail de l'UE), SpiritsEurope et le WWF (World Wide Fund for Nature).