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Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, et Guillaume Garot, ministre délégué à l’Agroalimentaire, se sont immédiatement félicités des mesures gouvernementales en faveur de la compétitivité. « Elles bénéficieront massivement aux filières agricoles et agroalimentaires », a déclaré le ministre de l’Agriculture. Les secteurs de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt sont en effet à la fois les premiers employeurs du pays et parmi les plus exposés à la concurrence européenne et internationale. Intensifs en main d’œuvre, composés en majorité de PME, ils sont donc concernés au premier chef par l’enjeu de la compétitivité. Les mesures suivantes sont susceptibles d’avoir un impact positif immédiat pour les exploitations agricoles et les PME de l’agroalimentaire et de la forêt – le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) prendra en compte l’intégralité de la masse salariale jusqu’à 2,5 SMIC. Il sera particulièrement utile pour les agriculteurs et les activités de transformation (abattoirs notamment) exposés à une concurrence particulièrement virulente des voisins européens. Cette mesure représentera l’équivalent d’environ 6% des cotisations sociales patronales,
– les dispositifs d’aide à l’export pour les PME seront renforcés et rendus plus cohérents, ce sujet étant crucial pour le développement des entreprises de l’alimentation,
– les filières agroalimentaires feront partie des secteurs stratégiques bénéficiant spécifiquement du financement de la Banque Publique d’Investissement (BPI).
Stéphane Le Foll et Guillaume Garot suivront la mise en œuvre opérationnelle de ces mesures dans les secteurs productifs dont ils ont la charge.
Les consommateurs dénoncent une atteinte au pouvoir d’achat
Dans un communiqué, l’association nationale Consommation logement cadre de vie dénonce le projet du gouvernement d’augmenter les taux de TVA de 19,6% à 20% et le taux intermédiaire de 7% à 10%. L’annonce d’abaisser le taux réduit de 5,5% à 5% sera loin de compenser ces hausses qui devraient impacter lourdement le pouvoir d’achat des consommateurs, redoute la CLCV. Pour elle, ces mesures, si elles devaient être adoptées, porteraient gravement atteinte au pouvoir d’achat des consommateurs car ces hausses de la TVA pénaliseront une fois encore les consommateurs les plus modestes (car elles sont non progressives) et une nouvelle augmentation de la TVA risque également d’affaiblir le pilier central de l’activité (consommation) à un moment où plus que jamais la croissance est en panne.
Le Medef estime avoir été entendu
La présidente du Medef, Laurence Parisot, a estimé mardi avoir été entendue après les annonces faites par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault pour relancer la compétitivité en France et elle a proposé d'en faire un bilan dans un an. « Oui, nous avons été entendus », a-t-elle déclaré sur France 2. « Il est clair que la question de la compétitivité est au centre de la table et que des mesures sérieuses sont envisagées pour tenter de redresser les choses », s'est-elle réjouie. Pour autant, elle pense qu'il est possible d'aller encore plus loin que les mesures annoncées dont la principale porte sur un crédit d'impôt de 20 milliards d'euros pour les entreprises dont la mise en œuvre s'étale sur trois ans, financé par des hausses de TVA, un peu de fiscalité écologique et des économies sur les dépenses publiques. « Ce n'est pas un choc », a-t-elle dit. « Ce n'est peut être pas assez fort en terme de puissance, en terme d'intensité », a poursuivi la numéro 1 de l'organisation patronale.
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