Les résultats du premier semestre 2004 de Crédit agricole SA s’inscrivent en forte hausse par rapport à ceux de la période correspondante de 2003, a indiqué président du groupe, René Carron, saluant « » après le rapprochement avec le Crédit lyonnais.
Ces résultats semestriels « s’inscrivent en forte hausse par rapport à ceux de la période correspondante de 2003, tirées par de bonnes performances opérationnelles (+ 8,7% pour le résultat brut d’exploitation), un coût du risque très modéré (- 40,7%) et une nette progression du résultat des sociétés mises en équivalence (+ 24,4%)», a annoncé René Carron, p.-d.g. du groupe le 8 septembre.
Les 6 pôles métiers ont accru leur contribution au résultat net du groupe. La banque de proximité (Caisses régionales et Crédit lyonnais) « poursuit sa dynamique commerciale ». Les activités d’assurances et de gestion d’actifs enregistrent un « développement soutenu » de la collecte. Les services financiers spécialisés (crédit à la consommation en particulier) « se développent rapidement ». La contribution de la banque de financement et d’investissement « progresse grâce notamment à la baisse du coût du risque ». La banque de détail à l’étranger « continue son redressement ».
Banque de proximité : la dynamique
Concernant l’activité de banque de proximité, trois fusions de caisses régionales ont encore été réalisées au printemps dernier, a rappelé M. Carron : La Brie-Nord, Quercy-Rouergue, Normandie-Calvados.
Au cours de ce premier semestre 2004, a par ailleurs été mené à bien l’essentiel des opérations d’intégration du Crédit lyonnais dans le groupe. La majeure partie des opérations de fusion de filiales exerçant les mêmes activités a été réalisée « selon le calendrier annoncé », que ce soit dans la banque de financement et d’investissement avec la création de Calyon, le crédit à la consommation, le crédit-bail, la gestion d’actifs ou dans l’assurance de personnes, selon le groupe. Les fonctions centrales se sont également « restructurées et renforcées ». « Je crois pouvoir dire que nous avons eu raison de prendre le contrôle du Crédit lyonnais, que ce plan est pertinent et qu’il porte déjà ses fruits», a souligné René Carron, précisant que ce plan permet « plus que chez d’autres banques d’introduire la notion de durée. Quand on travaille dans l’immédiateté, on ne mène plus de politique, mais on procède seulement à des ajustements».
Situation financière des agriculteurs : vigilance
En marge de la présentation des résultats semestriels de Crédit agricole SA, Georges Pauget, directeur général délégué, a indiqué que si les crises que traversent les secteurs des fruits et légumes, de la viticulture et du lait ne se traduisent pas pour l’instant massivement en termes bancaires, « nous sommes attentifs au processus de fragilisation de certains secteurs de l’agriculture et nous restons en étroite relation avec les organisations professionnelles agricoles pour opérer des diagnostics de la trésorerie des producteurs ».
Les indicateurs classiques, comme les impayés, n’ont pas bougé significativement. Ces paramètres bancaires révèlent les crises après coup. Les indicateurs économiques, comme l’endettement vis-à-vis des coopératives ou l’allongement des délais aux fournisseurs sont plus précieux, car ils révèlent les problèmes avant leur développements.