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Biotechnologies Deux mois de prison avec sursis pour les faucheurs des vignes de Colmar

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Le tribunal correctionnel de Colmar a condamné les faucheurs volontaires qui avaient détruit l’essai de vigne transgénique de l’Inra de Colmar à 2 mois de prison avec sursis. 57 000 euros vont également être versés à l’Inra au titre du préjudice causé.

La plupart des 60 militants anti-OGM, dont quinze agriculteurs, qui avaient détruit une parcelle de vigne transgénique de l’Inra en août 2010 ont été condamnés le 14 octobre à deux mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Colmar. Six d’entre eux qui avaient déjà été condamnés pour fauchage vont devoir payer 1 200 euros d’amende. Le tribunal a également condamné les prévenus à verser 57 000 euros à l’Inra dont 50 000 au titre du préjudice scientifique causé par leur action. L’Inra demandait 500 000 euros de dommages et intérêts. L’essai détruit testait la résistance de porte-greffes de vigne génétiquement modifiés à la maladie du court-noué.
L’Inra s’est dit rassuré de la réponse pénale apportée. L’Institut souhaitait en effet « l’application de la loi pour qu’un droit au fauchage des recherches menées par les organismes publics ne soit pas instauré de fait ».
« Ce verdict est la triste conclusion d’une histoire qui n’aurait pas dû avoir lieu », explique la Confédération paysanne dans un communiqué. La Confédération paysanne avait exprimé son opposition à la reprise de l’essai et souhaité que les crédits de recherche soient concentrés sur les alternatives à la lutte contre le court-noué, plus prometteuses. Le syndicat juge qu’il est « absurde d’opposer la recherche publique et les demandes paysannes et citoyennes dont nous nous faisons l’écho ».

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