Les fabricants d’aliments français ne sont pas les seuls touchés par les contraintes d’approvisionnement en matières premières. En dehors de l’augmentation des capacités de stockage, du développement du transport fluvial en hausse de 50 %, ou de la réduction des coûts énergétiques, le fabricant belge Dumoulin NV/SA mise tout particulièrement sur la diversification de ses matières premières. L’entreprise en utilise déjà 45 mais souhaite aller plus loin. « La Belgique va consommer 50 % de céréales en plus avec la mise en service des usines de bioéthanol d’Alco Bio Fuel et Bio Wanze, a noté le 23 septembre Thibault Vanvolsem, directeur de la société. Nous allons avoir de nouveaux coproduits sur les marchés ». Le responsable compte également sur une meilleure utilisation des produits liquides, davantage destinés pour l’instant au marché néérlandais. « Nous voyons de plus en plus d’agro-industries qui arrêtent de déshydrater et vendent leurs produits en soupe, a-t-il indiqué. Si on ne s’intéresse pas à ces matières-là, nous risquons de voir passer le train ». En Espagne, Eduardo Angulo, de l’université de Lérida, a signalé que les sons de riz gras, largement sous valorisés en France, constituaient une matière première « intéressante ».
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