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Bovins Dix-sept pays « très prioritaires » pour l’exportation de bovins

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Les pouvoirs publics ont déterminé 17 pays prioritaires dans le cadre la politique d’export 2012 pour la filière bovine. L’assemblée générale de la FNB (Fédération nationale bovine), qui se tenait à Brusmath les 8 et 9 février a été l’occasion de le rappeler.

«Sur les 85 couples pays/produits définis en filière animale pour la stratégie d’export française en 2012, 17 dits très prioritaires concernent les ruminants », a rapporté Loïc Evain, sous-directeur des affaires sanitaires européennes et internationales au ministère de l’Agriculture, le 8 février lors de l’assemblée générale de la FNB (Fédération nationale bovine). En 2012, les pouvoirs publics (FranceAgriMer, DGAL) et Interbev (interprofession bovine) concentreront leurs efforts sur la zone asiatique : Japon, Chine et Corée notamment. Les couples pays/produits dits prioritaires correspondent aux zones d’enjeux économiques notables. Selon les pouvoirs publics, le Japon ne représente pas nécessairement des volumes conséquents, mais est très exigeant d’un point de vue sanitaire. Par conséquent, l’obtention d’un certificat sanitaire vers le Japon pourrait inciter d’autres pays asiatiques à ouvrir leurs frontières aux productions françaises. « Nous nous devons de saisir les opportunités de marché sur les différents segments vifs, bovins finis, viandes, reproducteurs et toutes les destinations », a déclaré Pierre Chevalier, président de la FNB (fédération nationale bovine), le 9 février dans son discours de clôture du rassemblement.

Pérenniser les débouchés
Par ailleurs, la réunion a aussi été l’occasion de rappeler qu’il ne s’agit pas seulement d’ouvrir de nouveaux marchés. « Il faut gagner et garder la confiance des nouveaux pays partenaires », a insisté Loïc Evain. L’apparition récente du virus de Schmallenberg rappelle des mauvais souvenirs. L’histoire a montré que les crises sanitaires (ESB, FCO) peuvent avoir des conséquences économiques lourdes pour la filière. Déjà, des restrictions aux importations sont déclarées en Russie, en Ukraine et au Kazakhstan. « Je n’ai aucun doute sur notre capacité à maîtriser la nouvelle maladie qui a été identifiée dans le nord de la France », a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture. « Il faut en finir avec des réactions paranoïaques et ces décisions unilatérales qui menacent à chaque fois l’équilibre économique des filières », lance Bruno Le Maire. La pérennisation des relations commerciales avec certains partenaires de la France est d’ores et déjà mise à l’épreuve.

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